Alain Keler. La radio et moi

Lundi 1 juillet 2013
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Alain Keler. La radio et moi | Maison de la Radio
La radio comme instrument de la liberté d'expression

Du dortoir des grands du lycée Albert-Sorel à Honfleur, en 1964, on pouvait capter le soir, avec un des premiers transistors que l’un des pensionnaires possédait, les programmes de Radio Caroline : "This is Radio Caroline, on one nine nine" (la radio émettait sur 199 mètres en ondes moyennes). Je crois que l’annonce était précédée d’un jingle sonore de cloches sonnantes et facilement repérables.

En France, il y avait un monopole de la radio et de la télévision très strict. Seules quelques radios périphériques, dont certaines avec des capitaux de l’Etat français, passaient dans certaines émissions comme Salut les copains des musiques de jeunes. Souvent un peu trop franco-françaises à notre goût.

En 1964, j’étais pensionnaire en Normandie. Le dortoir des grands était celui où se préparaient les coups les plus détonants, notamment contre les pauvres pions qui nous surveillaient. C’était l’année des Beatles et de bien d’autres groupes de musique anglo-saxone que l’on pouvait entendre sur Radio Caroline.

Plus tard, je suis allé vivre à New York. Il y avait de nombreuses stations de radio qui  émettaient non stop 24/24. Impensable en France. Certaines étaient remarquables.

A mon retour à Paris, jeune photographe, je me passionnais pour le phénomène des radios pirates, qui arriva chez nous dans les années 77, mais qui était déjà à la traîne de l’Italie, arrosée par des centaines de stations radio et de télévision.

Souvent, seul le soir, je jouais au disc-jockey, en anglais bien sûr. J’essayais d’imiter ma radio préférée à New York : This is Jonathan Schwarz, WNEW FM Stereo 102,7 on your FM dial.

Alain Keler, juillet 2013
 

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